
garçon à la guitare - port de Salvador

porteurs dans les rues de sable de Morro
Après le carnaval, je continu ma route vers le sud, vers Morro de Sao Paulo, une presqu’île à deux heures de catamaran de Salvador.
La vue depuis le port sur le Pelorinho et l’elevador est
On nous prévient que ça pourrait remuer, mais notre voyage se passe tranquillement. Je monte sur le pont avant, je me retrouve à côté d’un Paulista sympa, un pilote de moto. Il me montre sa carte et m’invite au prochain rallye. Morro est à cette époque une destination où se rendent les fêtards plutôt aisés pour continuer le carnaval, on appelle ça la “resaca “ du carnaval, ie la “gueule du bois “ de l’après carnaval. Et les pousadas comme les panneaux touristiques arborent fièrement des affiches avec des hébergements ou des fêtes spécial “gueule de bois ”. En brésilien ça doit faire moins con, ça les perturbe pas vraiment.

ma rue à Morro
Je descends du catamaran et fais la file sur le ponton. Dans l’autre sens c’est la cohue, le resaca est en phase finale. Il faut payer un droit d’entrée, abusé. Je marche dans les petites rues de sable du centre, puis rejoins les plages, magnifiques (encore…). Praia 1, 2, jusqu’à 5, ils se sont pas compliqué la vie pour les noms. Des porteurs transportent les sacs des touristes en brouette, je m’en passe.
Je trouve un quarto dans “la favela “ comme le disent les copines argentines, en fait une rue habitée par les locaux 100 m derrière la plage n°2 où sont toutes les pousadas à touristes. Mon voisin de quarto est un Français étudiant à Buenos Aires.

Morro est la destination balnéaire parfaite : pas de voitures, de grandes plages, de jolis points de vue (Morro = mont). Bains et plongée dans les piscines naturelles (derrière la barrière de corail à marée basse), jeux de raquettes, footings en journée.

En soirée, on retrouve des potes argentins et italiens dans les pousadas avant de partir pour la plage ou pour des fêtes sur les hauteurs. Les endroits classes ne manquent pas. On a même payé pour voir le coucher de soleil (à 17h) depuis un bar qui occupe tout le sommet de l’île (quand j’en entends qui gueulent qu’on fait payer l’eau, ressource naturelle, après tout le travail fait pour la traiter, vous trouvez pas ça choquant de payer pour s’allonger sur un transat voir le coucher de soleil, et de devoir repayer en plus pour le cocktail ?)

Laisse passer la gueule de bois, c’est mieux pour réflechir à tout ça
Merci pour les niouses, tu vois là je lis ça au bureau…
Par Romain le mars 7, 2008
à 2:42