On quitte Morro de Sao Paulo avec Tanguy pour se rendre à Itacaré, plus au Sud dans l’état de Bahia. On reprend le bateau pour rejoindre le continent, côté Sud. On a pris le bateau normal, un peu moins cher que le lanche, il avance doucement dans de superbes paysages.

Départ du quai de Morro de Sao Paulo

sur le chemin vers Itacaré
Le voyage vers Itacaré, qui ressemblait à 60 km à vol d’oiseau sur la carte, se transforme en 10 h avec un bateau, 2 bus et un taxi. 20h30. On a raté le dernier bus de Itabuna vers Itacaré. On se retrouve avec deux Allemands à la gare routière. Avec Tanguy on est chaud pour enchaîner, ce bled est vraiment paumé. On négocie un prix pour le taxi et on réussit à motiver les Allemands, difficilement pour celui avec une tête de Chinois. On arrive au taxi. La bonne blague, c’est une minuscule fiat ! On râle mais on n’a pas d’autre choix. On embarque. Itacaré est devenu beaucoup plus accessible depuis qu’une route a été réalisée. Seulement on vient du Nord et passer par Ilheus triple le parcours. Je discute avec le chauffeur, il veut passer par Ilheus, la route est bonne par là. Je lui dis qu’il n’y a pas moyen. Il est déjà assez tard, on va pas rallonger. Il accepte et tourne vers une route de terre. Un chemin, voire une piste VTT par moments… le bas de la pauvre fiat touche le sol et écrase des grosses pierres de temps à autre. “ouille ” Je me sens vraiment désolé pour sa caisse.
On parvient à Itacaré après 1h30 de fun 4×4 avec une fiat. Dès l’arrivée dans la rue principale, on ressent une ambiance animée et bon enfant dans ce petit port paradis du surf et repère de hippies. On trouve une petite maison avec Tanguy, le grand confort pour R$ 20 par nuit, que j’aime parler portugais !
Les plages à 5 minutes de marches sont belles. On se lance en louant des planches de surf. Itacaré est un paradis du surf…Du moins pour ceux qui touchent ! Ce sont des belles grosses vagues tubulesques qui ne permettent pas de tracer pépère, il faut directement prendre la tangente ou c’est la machine à laver. Après quelques bons nettoyages de sinus, on rentre se reposer à la maison. L’avantage d’avoir une maison, c’est aussi d’avoir tout ce qu’il faut pour faire une caipirinha et donc un bon petit début de soirée avec des potes Australiens, des Argentines, même deux Américains avec qui j’avais fait le carnaval de Salvador.

On part pour Prainha avec les planches de surf sous les bras. Le guide touristique comme les locaux recommandent de prendre un guide, pour ne pas se perdre et parce que les vols dans la forêt sont fréquents. Itacaré a pourtant l’air tranquille… Après une petite heure de marche dans la forêt, on découvre une petite baie ronde et généreuse protégée de falaises rouges et plantée de superbes palmiers. Ouais com’ d’hab, j’ai l’ai peut-etre déjà écrit ça…J’en ai vu tellement de ces plages que je me pensais blasé à ne plus m’en émerveiller. Mais celle-là me bluffe ! La plus belle plage du Brésil pour moi ! le comble c’est que j’en ai aucune photo, on avait les planches, pas les appareils ! enfin je vais tout de même vous en mettre une du net…
Le guide n’était pas indispensable. On se débrouillera seuls pour le retour. Les vagues sont grandes, on lutte quelques heures, puis se repose sur le sable avant de repartir dans la jungle.
(photo de la pousada itacaré village, site http://www.ecoviagem.com.br/pousada-hospedagem/bahia/itacare/itacare-village.asp)
