Publié par : tomadesailes | avril 8, 2008

Campos do Jordao

La ville de Campos do Jordao est située à 3h de bus à l’intérieur Sao Paulo, dans la Serra Mantiqueira en altitude. Je décide d’y aller prendre un peu d’air – frais- de la montagne un week-end avec une amie paulista. En descendant du bus, le contraste est en effet saisissant. Le panneau d’information affiche 7°C, mon record de froid au Brésil.

On se dirige vers Capivari, le centre touristique. Avec ses imposants chalets en colombage Capivari ressemble étonnamment à un village suisse. Il s’agit avant-tout d’un modèle importé par les colons allemands. Les toits ultra-pentus ne présentent cependant pas grand intérêt ici où il ne neige jamais.

Il semble difficile d’obtenir un hébergement bon marché ici. Il est déjà tard, on ne veut pas trop marcher. On trouve un hôtel avec du charme (la Bretagne, m’enfin c’est juste pour le nom en français, c’est chic), tout en bois avec des petites chambres bien aménagées. Pas de chauffage, je me glisse sous trois couvertures.

On fait un petit tour organisé dans la commune de Campos. On s’arrête à une cascade aménagée plutôt modeste (je deviens un spécialiste de la cascade brésilienne et celle-là n’est pas vraiment un hit). Le « petit train de la joie » sillonne sous la pluie sur les routes en lacets, au passage desquelles le guide nous montre les superbes priorités de tel chanteur ou de telle actrice.

Nouvel arrêt à une chocolaterie. Tiens, super l’écureuil, une bonne occasion de faire le touriste, allons-y.

En fin d’après-midi, on parcourt Capivari. Les chocolatiers sont légion (j’avoue préférer le chocolat européen, voire mieux le belge !, le chocolat brésilien est toujours au lait, un peu fade), les boutiques de luxe se succèdent le long des petites rues. Campos do Jordao est connue pour son chic « suisse », où les Paulistanos aisés se rendent le week-end, particulièrement l’hiver, pour déguster une fondue, ou une bonne bière allemande (14°, ça réchauffe autant qu’un chocolat chaud !)

Le lendemain, nous grimpons dans le train qui relie la ville a Santo Antonio do Pinhal dans la vallée. La ligne ferroviaire avait été créée à l’époque des épidémies de choléra pour permettre aux malades de la vallée de venir se faire soigner dans les hospices de Campos, les meilleurs hôpitaux de la région. La ligne est la plus haute du pays, passe jusqu’à plus de 1700 m d’altitude (on remarquera cependant que les lobbies automobiles et les vendeurs de camions ayant réussi à empêcher le développement du train au Brésil, le nombre de lignes ferroviaires est bien limité). Le train traverse de jolies forêts d’Araucarias embrumées. L’Araucarias est une espèce locale de pins très présente par ici, elle en est devenue le symbole de la ville.

Pour la vue, c’est un peu raté avec ces gros nuages. A la gare avant de faire demi-tour, on visite une serre d’orchidées, dont une espèce avec une odeur de chocolat ! (au lait fade).

Le plus étonnant que nous ayons vu à Campos surgit lors du voyage retour en train : un toucan ! mais que fait-il ici avec ses superbes couleurs vives, au milieu des arbres qui commencent à perdre leurs feuilles… (damn it ! pas de photo de ce spécimen)

Retour sur Sao Paulo. Un grand dépaysement. J’aurais réussi à avoir froid au Brésil. Ce sera mon approche de l’hiver européen pour cette année.


Réponses

  1. C’est sympa aussi de faire le touriste ^^

  2. C’est bien cool tout ça. Nous on a vu de la neige tomber pendant nos vacs de paques dans les alpes.
    ps: les vidéos fonctionnent bien, nickel( ça ramait un peu avant)
    Bisous ptit écureuil facétieux

  3. hello celui qui s la coule douce,
    j te signale que ma myriam a été scandalisée par tes propos sur l’alsaaaace, tu sais “les nains de jardin… la pluie….etc…” !!! mais bon, ça va, on te pardonne, t’as du faire un lapsus avec la bretagne, vu le nom de l’hotel
    et puis, t’avais p’t etre la tete qui tournicotait un peu, avec la “redale” et la belle paulista ???….


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