Bresil – Littoral Nordeste

SAO LUIZ (estado do Maranhao)

Au petit matin je retrouve Jacek le Polonais, Dejan et Andre les Slovènes à la gare de Sao Luiz. On se renseigne sur les horaires de bus vers Barreirinhas, la prochaine étape pour nous tous, puis on se dirige en onibus vers le centre historique. J’aide mes collègues touristes à la traduction. C’est tout de même pratique de parler la langue locale.

Sao Luiz a été fondée par les Français en 1615, mais le royaume n’ayant pas suffisamment soutenu la colonie, les Hollandais brèvement et les Portuguais en ont rapidement repris le contrôle. La ville conserve de ces influences coloniales un superbe quartier historique qui a été récemment restauré.

Il est agréable de se balader dans ces rues pavées en observant les magnifiques édifices coloniaux recouverts d’azulejos, ces carreaux de faience aux motifs colorés (souvent de bleu).

Tiens, une rue du 14 juillet, un souvenir de la présence française sans doute. Il se trouve que j’ai le maillot adequat…

Les rues sont propres, on ne s’y bouscule pas, le début de semaine peut-être. Quelques boutiques d’artisanat (mon sac est assez lourd, je n’aurai jamais été un bon touriste pour les artistes locaux), un petit marché, un chat qui dort.

La visite du centre terminée, on s’installe dans un café. L’ambiance paisible du quartier accentuée par le chantonnement de Bob qui paraît très populaire ici. Sao Luiz est aussi connue pour être la capitale du reggae au Brésil et on a en effet croisé quelques rastamen dans les rues.

On rejoint le bord de mer, serait-ce la première plage de mon périple ? non, Sao Luiz est ancrée dans la baie de Sao Marcos, les plages les plus proches sont à quelques kilomètres et ne sont pas réputées pour être les plus belles du pays. Une soirée reggae dans la ville aurait peut-être valu un prolongement du séjour mais on est tous décidés à se rendre à la perle naturelle de l’état : le parc de Lençois Marinhense.

Sao Luiz, decembre 2007

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CANOA QUEBRADA

Le mini-bus touristique passe me prendre sur l’avenue principale proche de la maison de Raquel. Pour une fois j’ai opté pour un pack, car le mini-bus doit faire deux étapes à deux jolies plages avant Canoa Quebrada où les bus publics ne se rendent pas. Le guide est sympa, nous explique des tas de choses sur l’état du Céara, puis nous montre que nous passons à proximité d’une autre superbe plage… Celle du pack. Le bus ne s’arrête pas. Je vais le voir, il me dit que ça n’était pas prévu et qu’il n’a rien à voir avec le type qui m’avait donné son contact en faisant la publicité pour son agence la veille sur la plage de Fortaleza. Il devient moins sympa. A la descente du bus à Canoa Quebrada, on discute fermement. Je ne lui donne que le coût du bus Fortaleza-Canoa. Ce serait compliqué de retourner à ces plages et rebrousser chemin ne correspond pas à mon principe de garder le cap vers le sud. Je reste donc à Canoa.

Le soleil tape, je cherche ma casquette dans le sac. Damn it ! j’ai fermé avec le cadenas et bien sûr j’ai laissé la clef à l’intérieur ! je me promène à la recherche d’un garage. En voilà un. Une bonne pince fera l’affaire M. le garagiste. Ah, il veut faire ça au marteau. Bon et il y va de bon cœur ! Comme je le craignais, le cadenas cède, mais les arceaux de sécurité avec, c’est malin.

Canoa Quebrada est un autre village en bord de mer dont la superbe plage en a fait une destination balnéaire très courtisée, la plus célèbre de l’état du Céara avec Jéricoacoara. Le quartier le plus proche de la mer délimité par l’avenue principale, “broadway ” est occupé par les touristes. Je me rends un peu à l’écart des pousadas dans le village pour trouver une chambre. Un gamin m’interpelle quand je passe avec mon gros sac, sa grand-mère loue des quartos. Un quarto simple et bon marché, mais propre et fonctionnel, parfait.

La plage est bordée par de grandes falaises rouges, à la végétation rare et marquées par l’érosion. Je descends du village par un des escaliers qui traverse la falaise. Un petit cimetière coloré, des voiliers de pêcheurs sur la plage, l’endroit est désert et tranquille.


Dès que je me rapproche du secteur touristique, la plage est envahie par les barraquas en pied de falaise. Des paillotes sur pilotis, car la mer vient lécher la falaise en marée haute. Elles sont en bois, bien décorées, il y en a pour tous les goûts : des reggae roots, des lounge classes, des MPB (musica popular brasileira) populo (ha !). Dans l’une d’elles je retrouve par hasard Lise, une amie de voyage avec qui j’avais fait un bout de chemin et passé le nouvel an. On savait qu’on allait se retrouver ici, pas nécessaire d’appeler, Canoa n’est pas grand !

On s’installe en soirée avec d’autres routards sur Broadway où se situent la plupart des bars et restos. Un petit groupe de reggae bien rodé joue au bar d’à côté, tranquille man !

Les touristes étrangers sont bien présents, mais quelques dancehalls vides qui poussent la musique à fond laissent penser que Broadway ne joue pas à guichets fermés en ce début de semaine.

Le lendemain en revenant de la plage, je vois de l’animation à l’autre bout du village. Je vais voir ce qu’il se passe. Un petit tournoi de foot “coupe de monde ” de canoa est organisé. C’est déjà la finale. Suède-Argentine. Plutôt des vétérans, mais ils se démènent. Donc au bout d’un match de vétérans acharné, les Suédois emportent leur 1ère édition ! Je sympathise avec quelques joueurs et on va boire un verre ensemble. Ce sont principalement des résidents qui tiennent une pousada ou un restaurant, voire quelques touristes réguliers qui viennent chaque année passer quelques semaines ici. C’est un autre concept, on connaît mieux la communauté locale ainsi, moi je préfère découvrir pour l’instant.

Le soir est organisé un Lual de reggae sur la plage – ie une veillée, Lua signifie lune- en fait plutôt une nuit entière, le principe étant de voir le levé de soleil sur l’Altlantique.

La capitale du reggae au Brésil reste Sao Luiz, mais le reggae est omniprésent dans tout le nordeste du Brésil. On s’y rend avec deux footeux. Une petite file de jeunes se dirige vers la plage dans le noir, on suit le mouvement. Le son du reggae se rapproche. On descend un petit escalier pour atteindre la barraqua do reggae. Un feu sur la plage, une paillote en bois sur pilotis, du bon son et des gens qui dansent, que veut le peuple ! on passe la nuit entière jusqu’au levé de soleil, instant magique ! de la balle ce lual!

Plus de photos de Canoa

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PRAIA DA PIPA

Je retrouve le même groupe de Natal à l’auberge de jeunesse, avec un Américain, un Brésilien et un Argentin en plus. L’auberge est assez chère et située loin de la plage. Je prends une chambre chez l’habitant, avec un voisin suisse bien cool. Il me raconte son périple et m’explique comment il s’est retrouvé hébergé gratos par le dealer principal d’une favela de Rio… intéressant !

Praia da Pipa, comme Jericoacoara et Canoa Quebrada, est un petit village incontournable pour ses superbes plages où on compte plus de touristes que d’habitants. Ce genre de site ne présente pas beaucoup d’intérêt pour l’immersion culturelle, mais il y a de l’animation en soirée quel que soit le jour de la semaine et c’est aussi agréable de partager des moments en anglais ou en français avec d’autres touristes.

Praia do Amor - Pipa

Praia do Amor - Pipa

La plage à Pipa n’est pas incroyable mais à proximité la praia do Amor et la praia do Madeiro, accessible par la plage à marée basse à une petite heure de marche, sont les la plus jolies. Des petites vagues régulières nous permettent de louer des planches.

Sur le chemin, la baia dos golfinhos tient toutes ses promesses, avec des dauphins plongeant dans les vagues tout près de nous.

baia dos golfinhos

Enseada dos golfinhos

Je ne trouve pas Pipa réellement exceptionnel, mais le groupe de potes est sympa. Je les retrouverai sur mon chemin.

a turma da pipa

a turma da pipa

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Jacuma et les plages du Paraiba

verticalité
vertical (Jacuma)

En route vers Salvador je m’arrête à Joao Pessoa, la capitale du Paraiba. A Rio, tous les gens typés du Nordeste, plus back avec une grosse tête comme ils le disent, sont appelés “paraibas”. Je vois pas vraiment plus de gens avec des grosses têtes par ici… mais plutôt un peuple animé et sympathique dans une ville agréable à l’écart des étapes touristiques . J’y reste un soir et par chance me retrouve à un concert gratuit de Luiz Melodia, un chanteur connu de MPB (musica popular brasileira). Les rues du quartier historique sont combles. Je me pose sur les marches de la superbe église Sao Francisco où une foule de jeunes discutent, boivent et fument.

Le voyage pour rejoindre Jacuma, la destination balnéaire, n’est pas simple. Je trouve un Anglais à la 1ère étape où on doit attendre un bus dans la nature. Une jeep passe et nous propose un tarif qui semble cher par rapport au bus. On refuse, il négocie et baisse jusqu’à 20 rs par personne. Le bus arrive, on grimpe. Le gars en demande 30 rs ! pour 1h de bus, le voyage de bus le plus cher du Brésil ! son argument : l’endroit où il nous a pris n’est pas une gare routière, il fait donc logiquement un prix plus cher que depuis la gare de départ. Une Brésilienne avec nous se fait également avoir, on aura au moins pas eu le prix touriste, juste le prix pigeon.

biggest capeta ever

biggest capeta ever

Jacuma est la destination balnéaire pour les habitants de Joao Pessoa. Je ne vois pas beaucoup de gringos dans le coin. Le centre de l’animation de la petite ville se situe près de la plage, à un carrefour où on trouve une boîte et des jeunes qui boivent à côté de leurs voitures. J’y rencontre un groupe de Brésiliens bien marrants. La boîte est vide et le son stupidement fort, on peut même pas se parler. On sort sur la plage, prend une capeta géante et discute un moment. La capeta est un cocktail typique du Nordeste, avec cachaça, guarana, chocolat, lait, cannelle. Pas vraiment bon, mais une petite bombe énergétique!

A Tambaba on s’en baba les …

D’après le guide, une des plus belles plages du pays est la praia de tambaba, dont la singularité est d’être une plage nudiste. Au Brésil ce n’est pas très répandu, pas vraiment dans les mentalités. Et les risques de déviances sont évidents. En Europe on trouve souvent des vieux dans les lieux nudistes. Enfin c’est le souvenir que je garde des quelques endroits nudistes que j’ai parcourus (littéralement où je suis passé en courant…), comme ce spa nudiste en Allemagne lorsqu’on avait fait un échange au collège. On peut comprendre pourquoi les vieux n’ont aucun problème à déballer la marchandise, peu de risques qu’ils aient une gène physiologique. C’est un peu comme une nature morte, rien de choquant.

Un pote m’avait expliqué qu’il s’était rendu avec une plage nudiste au Brésil, il y avait vu des homos qui … le faisaient! c’est l’autre risque de déviance lorsque ce ne sont pas les vieux qui squattent. Donc pour éviter ça, à Tambaba il faut rentrer accompagné.

Je m’imaginais déjà à Jacuma dans un bar à la recherche de mon ticket d’entrée pour Tambaba. “Bonjour demoiselle, je m’appelle Thomas, ça va ? sinon ça te dit d’aller nue à la plage avec moi demain ? ”

Ça le ferait pas. Par chance, une partie du groupe de Brésiliens est motivée pour y aller. La plage est à une dizaine de km, pas de bus. On fait du stop en bord de route. Enfin du stop à la Brésilienne, il faut négocier le prix. Un van s’arrête, il accepte. Pablo, un gars paisible de la quarantaine. ll va nous accompagner pendant deux jours. Je me demande encore ce qu’il foutait, en pleine semaine à rouler par là.

le palmier solitaire
“le palmier solitaire”

Une petite plage de rochers noirs mène à l’entrée de Tambaba. Un palmier solitaire en haut d’un rocher noir attire l’oeil. Difficile de savoir comment il est arrivé ici ni comment il survit. La légende locale raconte que les larmes de Tambaba, une indienne aimait un homme d’une autre tribu, auraient permis ce miracle et auraient donné naissance à cette plage. Une piscine naturelle permet de se baigner et éventuellement donne envie d’en voir plus de Tambaba, quitte à y laisser les fringues…

Nudisme à Tambaba!
Nudisme à Tambaba!

L’accès nudiste est gardé par une falaise et deux vigiles. Un d’eux nous explique les règles. Si un gars a une excitation passagère, il faut qu’il aille à l’eau pour calmer ses ardeurs. J’imagine une porn star se déhanchant langoureusement sur la plage, suivie par des types courant vers la mer pour se calmer. LOL.

Pas de pornstar ni de coureurs, la plage est grande et déserte, on voit juste quelques couples au loin.

Allez, on enlève tout! Les photos sont bien sûr interdites! on a dit tout, on enlève la casquette monsieur, ! (réalisé avec trucage, bien entendu)

praia de Tambaba
praia de Tambaba

La mer est agitée mais des petites criques protégées permettent un bain décontracté. Enfin, il faut être vigilant, c’est un vrai panier de crabes par ici. On s’installe ensuite au petit bar de la plage se rafraîchir les c***** à l’air, pas désagréable!

Praia do Amor
Praia dos Coqueirinhos (des palmiers … ? )

Les plages autour de Jacuma sont bordées de falaises colorées d’ocres beiges à rouges. De jolies plages peu fréquentées… si ce n’est par des animaux morts!

Une magnifique méduse violet fluo, un chien étranglé, un bébé requin échoué… il se passe quelque chose de louche à Jacuma!

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MACEIO

danse forro Maceio
danse le forro Maceio

chante le forro

chante le forro Maceio

J’arrive le soir à la gare routière. Je prends un bus pour le quartier de Pajuçara en bord de mer. Je m’installe dans une pousada et fais un tour dehors. Plutôt tranquille pour un jeudi soir. En marchant un peu je trouve une ou deux rues animées, mais ce sont des enseignes modernes et chères sans charme. Je rentre.

Le lendemain, un vendredi, j’espérais plus d’animation, mais La nuit de forro est prévue à un bar situé à plusieurs km, difficile d’y aller sans voiture. Les soirées de folie à Maceio resteront dans le guide. Je me console en ayant tout de même pu voir le groupe de forro le plus fou de la région à côté du marché artisanal.

Musicalement c’était pas ça, mais il m’a donné la pêche ce petit vieux sans vergogne.

Je me rends à la fameuse praia do Gunga à plusieurs km de Maceio. La plage se trouve à l’embouchure d’un fleuve et il est nécessaire de prendre un bateau pour s’y rendre. La plage est immense, bordée de palmiers et protégée un grand récif. Je me promène, j’observe quelques pêcheurs téméraires sur le récif, des joggers,

Je réussis à m’incruster dans un grand bateau de touristes pour le retour. Je discute avec le gars, je ne paye pas. Ils balancent de la musique à donf et essayent de vendre le cd. On rigole, fait des blagues de mauvais gout. Les groupes de touristes, c’est beauf dans le monde entier..

Praia do Gunga

Praia do Gunga

Maceio ne restera pas une étape mémorable du voyage. J’ai vu une des plages les plus belles d’Amérique du Sud d’après le guide, mais je deviens peut-être blasé, je n’ai pas trouvé ça terrible. J’ai aussi passé cette étape seul, je n’ai rencontré personne pour une fois.

pêche dans les vagues

pêche dans les vagues

pêcheurs à praia do Gunga

pêcheurs à praia do Gunga

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MORRO DE SAO PAULO

garçon à la guitare - port de Salvador

garçon à la guitare - port de Salvador

porteurs dans les rues de sable de Morro

porteurs dans les rues de sable de Morro

Après le carnaval, je continu ma route vers le sud, vers Morro de Sao Paulo, une presqu’île à deux heures de catamaran de Salvador.

La vue depuis le port sur le Pelorinho et l’elevador est

On nous prévient que ça pourrait remuer, mais notre voyage se passe tranquillement. Je monte sur le pont avant, je me retrouve à côté d’un Paulista sympa, un pilote de moto. Il me montre sa carte et m’invite au prochain rallye. Morro est à cette époque une destination où se rendent les fêtards plutôt aisés pour continuer le carnaval, on appelle ça la “resaca “ du carnaval, ie la “gueule du bois “ de l’après carnaval. Et les pousadas comme les panneaux touristiques arborent fièrement des affiches avec des hébergements ou des fêtes spécial “gueule de bois ”. En brésilien ça doit faire moins con, ça les perturbe pas vraiment.

ma rue à Morro

ma rue à Morro

Je descends du catamaran et fais la file sur le ponton. Dans l’autre sens c’est la cohue, le resaca est en phase finale. Il faut payer un droit d’entrée, abusé. Je marche dans les petites rues de sable du centre, puis rejoins les plages, magnifiques (encore…). Praia 1, 2, jusqu’à 5, ils se sont pas compliqué la vie pour les noms. Des porteurs transportent les sacs des touristes en brouette, je m’en passe.

Je trouve un quarto dans “la favela “ comme le disent les copines argentines, en fait une rue habitée par les locaux 100 m derrière la plage n°2 où sont toutes les pousadas à touristes. Mon voisin de quarto est un Français étudiant à Buenos Aires.

Morro est la destination balnéaire parfaite : pas de voitures, de grandes plages, de jolis points de vue (Morro = mont). Bains et plongée dans les piscines naturelles (derrière la barrière de corail à marée basse), jeux de raquettes, footings en journée.

En soirée, on retrouve des potes argentins et italiens dans les pousadas avant de partir pour la plage ou pour des fêtes sur les hauteurs. Les endroits classes ne manquent pas. On a même payé pour voir le coucher de soleil (à 17h) depuis un bar qui occupe tout le sommet de l’île (quand j’en entends qui gueulent qu’on fait payer l’eau, ressource naturelle, après tout le travail fait pour la traiter, vous trouvez pas ça choquant de payer pour s’allonger sur un transat voir le coucher de soleil, et de devoir repayer en plus pour le cocktail ?)

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ITACARE

On quitte Morro de Sao Paulo avec Tanguy pour se rendre à Itacaré, plus au Sud dans l’état de Bahia. On reprend le bateau pour rejoindre le continent, côté Sud. On a pris le bateau normal, un peu moins cher que le lanche, il avance doucement dans de superbes paysages.

Départ du quai de Morro de Sao Paulo

Départ du quai de Morro de Sao Paulo

sur le chemin vers Itacaré

sur le chemin vers Itacaré

Le voyage vers Itacaré, qui ressemblait à 60 km à vol d’oiseau sur la carte, se transforme en 10 h avec un bateau, 2 bus et un taxi. 20h30. On a raté le dernier bus de Itabuna vers Itacaré. On se retrouve avec deux Allemands à la gare routière. Avec Tanguy on est chaud pour enchaîner, ce bled est vraiment paumé. On négocie un prix pour le taxi et on réussit à motiver les Allemands, difficilement pour celui avec une tête de Chinois. On arrive au taxi. La bonne blague, c’est une minuscule fiat ! On râle mais on n’a pas d’autre choix. On embarque. Itacaré est devenu beaucoup plus accessible depuis qu’une route a été réalisée. Seulement on vient du Nord et passer par Ilheus triple le parcours. Je discute avec le chauffeur, il veut passer par Ilheus, la route est bonne par là. Je lui dis qu’il n’y a pas moyen. Il est déjà assez tard, on va pas rallonger. Il accepte et tourne vers une route de terre. Un chemin, voire une piste VTT par moments… le bas de la pauvre fiat touche le sol et écrase des grosses pierres de temps à autre. “ouille ” Je me sens vraiment désolé pour sa caisse.

On parvient à Itacaré après 1h30 de fun 4×4 avec une fiat. Dès l’arrivée dans la rue principale, on ressent une ambiance animée et bon enfant dans ce petit port paradis du surf et repère de hippies. On trouve une petite maison avec Tanguy, le grand confort pour R$ 20 par nuit, que j’aime parler portugais !

Les plages à 5 minutes de marches sont belles. On se lance en louant des planches de surf. Itacaré est un paradis du surf…Du moins pour ceux qui touchent ! Ce sont des belles grosses vagues tubulesques qui ne permettent pas de tracer pépère, il faut directement prendre la tangente ou c’est la machine à laver. Après quelques bons nettoyages de sinus, on rentre se reposer à la maison. L’avantage d’avoir une maison, c’est aussi d’avoir tout ce qu’il faut pour faire une caipirinha et donc un bon petit début de soirée avec des potes Australiens, des Argentines, même deux Américains avec qui j’avais fait le carnaval de Salvador.


“cause we’r here to have a good time, me and my negaz in the sunshine

On part pour Prainha avec les planches de surf sous les bras. Le guide touristique comme les locaux recommandent de prendre un guide, pour ne pas se perdre et parce que les vols dans la forêt sont fréquents. Itacaré a pourtant l’air tranquille… Après une petite heure de marche dans la forêt, on découvre une petite baie ronde et généreuse protégée de falaises rouges et plantée de superbes palmiers. Ouais com’ d’hab, j’ai l’ai peut-etre déjà écrit ça…J’en ai vu tellement de ces plages que je me pensais blasé à ne plus m’en émerveiller. Mais celle-là me bluffe ! La plus belle plage du Brésil pour moi ! le comble c’est que j’en ai aucune photo, on avait les planches, pas les appareils ! enfin je vais tout de même vous en mettre une du net…

Le guide n’était pas indispensable. On se débrouillera seuls pour le retour. Les vagues sont grandes, on lutte quelques heures, puis se repose sur le sable avant de repartir dans la jungle.

Prainha, Itacaré

Prainha, Itacaré

(photo de la pousada itacaré village, site http://www.ecoviagem.com.br/pousada-hospedagem/bahia/itacare/itacare-village.asp)

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