Bresil – Dunes

BARREIRINHAS

Après quelques heures de “route”, le bus parvient à Barreirinhas, petite ville point de départ de visite du parc de Lençois Maranhenses (traduction : les draps du Maranhao, image liée aux dunes de ce grand parc national). Le parc est cité comme l’une des merveilles naturelles du pays.

A la descente du bus, on sympathise avec deux Brésiliens, Lise du Minas Gerais et Fernando de Sao Paulo. Ils parlent anglais ce qui facilite la conversation du groupe. Nous sommes rapidement encerclés par des rabatteurs qui nous proposent pousadas et tours de jeep. D’habitude je les évite et cherche par moi-même. Cette fois, il est assez tard et en groupe c’est commode. On en choisit un qui semble fiable et nous emmène en jeep dans une pousada déjà complète, puis une autre quasi complète. On partagera les chambres, en réussissant à converver un ventilateur par tête, crucial avec cette chaleur.

On s’installe puis sort faire un tour. Le guide nous a parlé d’une soirée forro au “Mélissa”, d’après lui toute la ville y sera. On marche en direction dudit bar, mais plus on approche, moins on entend la musique du concurrent sur la plage. Si toute la ville va au Mélissa, elle doit y aller beaucoup plus tard car pas un chat dans la rue. Par contre on croise pas mal de poney et de chien par ici. Un habitant ! La soirée du Mélissa a été annulée. Bon, tant pis, on se dirige vers la musique de la plage. Un arbre isolé, de quoi faire un peu d’exercice avant la danse. Toute cette énergie, je la dois au guarana Jesus ®

La bande de forro est sympathique mas pas top. Un chanteur et un gars au synthé qui fait toute la musique. Mais le cadre est bon : le bar en bois est une avancée sur le rio. On rentre se coucher après quelques chansons. Pas mal de moustiques dans le coin.

Barreirinhas est une petite ville principalement tournée vers le tourisme. Les routes de terres sont envahies par les 4×4 avec la musique au taquet, ce qui lui donne une atmosphère bien plaisante de repère d’aventuriers.

On se renseigne sur les possibilités de visite des 70 km du parc auprès de notre guide. On vote pour un tour en jeep vers les lacs.

Après la traversée du rio Preguiças en bac, on entre dans le parc national. On est pas les seuls, c’est certain. Mais il semble qu’on ait choisi les champions ! musique techno à fong dans la jeep, dépassement à l’arrache des autres jeeps et bonnes blagues.

On braille à chaque virage serré. Au point de départ des dunes, déjà 5 jeeps sont présentes.

Tout le monde descend. Le guide pointe une dune du doigt et nous dit : « allez voir là-bas si j’y suis ». Et ils y allèrent. Et ils marchèrent longtemps, trèèèèèès longtemps.

Bon en fait, la marche n’est pas bien longue mais fatigante. Surtout quand on fait des courses du genre « qui c’est qu’arrive en haut de la dune en premier ».

On passe un lac, deux lacs. Ils sont désespérément vides.

Pas de surprise : ces lacs se remplissent avec les eaux de pluie donc à cette période de l’année, en plein été, ils sont à sec. Mais un petit mètre d’eau verte – pas bleue comme sur les brochures- remplit tout de même le 3ème lac. C’est suffisant pour se rafraîchir, faire des galipettes et des sauts depuis les dunes. Bien fun.

Le coucher de soleil prévu est caché par les nuages (1ère frustration de coucher de soleil au nordeste, pas la dernière…). On rentre avec du sable qui crisse sous les dents. Il est temps de manger autre chose.

A Barreirinhas, la promenade en bord de fleuve est une succession de boutiques d’artisanat et de restaurants. On s’installe à la terrasse de l’un d’eux. Je commande un délicieux poisson sauce à la mangue.

Aujourd’hui, soirée reggae prévue au Mélissa. Nos guides du jour nous ont prévenu, ça va être bondé. Avant d’entamer la marche vers le fameux Mélissa, on se renseigne par précaution. La soirée a été annulée ! Décidément le mélissa c’est pas ça. A la place, une soirée forro dans un bar vers l’aérodrome. C’est loin, on se pose à la place principale de la ville pour boire un verre. C’est la même bande (enfin les deux mêmes types) qu’hier qui fait l’animation. Ça promet !

Demain, on voyage.On va de nouveau poursuivre notre route ensemble. On convainc les indécis de passer le nouvel an à Jericoacoara., qui semble un des must au Brésil. Ce qui justement inquiète aussi : on est le 29 décembre, on n’a pas de réservation et les quelques coups de fil passés confirment que tout est complet. On verra bien sur place…

Le réseau routier de la région n’est pas excessivement développé, et puisque l’on se rend d’un trou paumé à un autre trou paumé, ce trajet Barreirinhas-Jericoacoara restera le plus dantesque de mon voyage pour seulement 300 km à vol d’oiseau à parcourir.

1. Jeep de Barreirinhas à Jose Neves

On part vers 10h du matin pour 3h de jipe (un mot anglais récupéré à la brésilienne, yena des tas comme ça – un des plus poilant : X-burger, rien d’un plat surprise, car X se dit « chisse » en portugais, il s’agit donc du cheeseburger !) vers Tutoia.

Je me trouve sur le côté gauche et le chauffeur a une mauvaise tendance à raser les buissons de gauche. Les branches claquent de temps à autres, je m’en sors avec quelques égratignures. Le passage dans les dunes est marrant, la jeep s’ensable, on doit pousser.

photo

On reste dans l’arrière-pays, pas de mer en vue. C’est sec et assez pauvre. On croise des cavaliers, des motards, quelques maisons rustiques. Que peuvent-il bien faire ici, dans le sable…

Arrivés à José néves, on se restaure dans un petit restaurant familial où villégiaturent quelques couples d’oiseaux.

2. Bus de Jose Neves à Tutoia

On a seulement 1h d’attente pour le bus, c’est chanceux. La chaleur est étouffante. Je prends une, deux glaces. On grimpe dans le bus. La route goudronnée est tellement remplie de nids de poules que le chauffeur préfère rouler sur le bas-côté. Stratégie perdante, le bus crève. On s’installe à un de ces bars de route, au milieu de nulle part, le temps de la réparation. On sympathise avec un couple de gauchos (habitants du sud, vers Porto Alegre) qui vont également à Jericoacoara.

Le bus arrive vers 19h à la gare routière de Tutoia. Bad news : plus de bus vers Camocim, la ville la plus proche de Jeri. Le réveillon est dans deux jours. On peut pas rester planter là, il se passe rien dans cette ville. La moitié du groupe reste. Les Gauchos, Lise et moi on prend un taxi. Ce sera plus cher mais au moins on avance.

3. Taxi de Tutoias à Camocin

Le voyage en taxi est divertissant. On est excités de pouvoir continuer le périple vers Jericoacoara. Le chauffeur est tranquille ; on fait quelques réserves de bières, met la musique du portable de Lise et on est parti. Les 3h de route passent assez vite. Le taxi parvient à Camocim, petite ville agréable et animée. Jeri n’est accessible qu’en Jeep, il faut vraiment en vouloir pour l’atteindre. Le taxi nous dépose. Un bac s’éloigne de la rive avec une jeep à bord. On les appelle. C’est le dernier de la journée ! Il revient nous prendre.

4. Jeep de Camocin à Jericoacoara

Le bac, c’est plutôt un radeau qui avance à coups de bâtons. On traverse un large estuaire, puis on embarque dans la jeep. Derniers arrivés, derniers assis. Voire pas assis du tout. Un groupe de rockeurs occupe déjà l’arrière. Les filles sont devant. Je m’accroche debout à l’arrière. La jeep avance le long des plages. Les lumières de la ville s’éloignent. On est dans l’obscurité totale mais on entend les vagues s’écraser à quelques mètres. L’air est doux, j’ai la tête au vent, c’est agréable. Je pense à ce voyage, à ces compagnons de voyage qui ne seront jamais des amis et à mes amis de France avec qui je passais habituellement le réveillon, à ces derniers jours de 2007 qui aura été une année bien particulière.

plus de photos
http://picasaweb.google.fr/thomisk/5Barreirinhas

TOM A JERI

Enfin, Jericoacoara! Il est minuit et demi ! A peine 15 h de route pour 300 km!

Maintenant il ne reste plus qu’à trouver un endroit au dormir. Les pousadas sont complètes ou proposent une seule nuit pour un prix abusif. En s’éloignant du bord de plage, on trouve une maison avec une petite plaque de bois : « on loue des chambres ». On frappe à la porte. Une vieille femme nous ouvre. Elle nous montre la chambre et vire des poupées sur le lit. De toute évidence, c’est la chambre de la gamine qui dort dans le hamac à l’entrée. La situation n’est pas très confortable mais on s’en accomodera pour une nuit.

Le lendemain, on part à la recherche d’un logement pour 6 personnes. On trouve rapidement une petite maison à louer. Luis nous fait entrer : deux chambres, des matelas, le compte est bon et on a tout ce qu’il faut. On négocie un bon prix pour 5 jours. Cette fois, c’est Luis et sa petite famille qu’on vire… ils iront chez le beau-frère quelques jours pour le salaire moyen mensuel brésilien, c’est bien pour eux aussi. Les autres débarquent dans l’après-midi, avec les deux hollandaises qui nous accompagnaient depuis Barreirinhas jusque Tutoia. A 8 ça fera aussi l’affaire !

Enfin posés, on peut profiter de l’endroit. Jeri était un petit village de pêcheurs, en quelques années elle est devenue une destination touristique incontournable. Les touristes, brésiliens comme étrangers sont en nombre. Toutes les rues près de la plage sont envahies par les bars, restaurants et pousadas. Le village n’est cependant pas complètement dénaturé, avec ses petites rues de sable, ses arbres en fleurs et ses maisons colorées, il garde un charme certain.

La plage est blanche et large en marée basse, laissant quelques agréables piscines naturelles d’eau chaude.

Jéri attire pour ses plages de rêve, mais aussi pour le vent régulier et puissant qui y souffle : c’est l’un des meilleurs spots du Brésil pour le windsurf et le kite. Je me renseigne pour la location, les tarifs sont exorbitants.

Le soir, nous rendons visite à la star du coin, la superbe dune por-de-sol, la dune « couché de soleil » de 40 m qui trône sur la large plage. Comme de nombreux touristes, nous réalisons la rituelle migration vers le sommet de la dune pour venir observer le coucher de soleil. En y réfléchissant un peu, il s’agit en effet d’une singularité, l’océan Brésilien se situant généralement à l’est du continent.

En attendant le coucher de l’astre, on loue un sandboard avec Jacek. Les 40 m de sables bien pentus laissent quelques secondes de bonne glisse.

C’est bien différent de la neige, ça accroche moins, mais la pratique du snowboard aide. Les Brésiliens coupent la pente, je me permets quelques virages qui m’attirent la sympathie des loueurs de planche.

Par contre, pas de remontées mécaniques, le retour au sommet est épuisant.

Cette fois le pourpre attendu ne sera pas au rendez-vous, des nuages sont à l’horizon.

Aujourd’hui est le dernier jour de 2007. sensation curieuse. On s’amuse à se répéter les dernières choses qu’on fera de l’année.

On part se balader le long du littoral vers la pedra furada. (« la pierre percée »), autre star du littoral de Jéri. D’imposants cactus épinent des collines de sable et de pierres colorées.

La marche est assez courte, on atteint vite la belle arche de pierre rose qui baigne dans l’océan.

De retour à la maison, on prépare notre nouvel an. Fernando a cuisiné un délicieux plat au poisson et aux crevettes. Avec quelques cocktails, caipirinhas, caipifrutas au fruit de la passion, à la mangue (…) les discussions s’animent. On s’imagine notre nouvel-an en Europe, et porte un toast à l’heure du nouvel an européen avec les Slovenes, les Hollandaises et le Polonais, à 20 h locales !

On se dirige ensuite comme toujours vers le sommet de la dune, pour voir les feux d’artifices du nouvel an Brésilien. Tout le village est là, en groupe, en chantant, buvant, en criant. Il fait plutôt sombre, mais lorsqu’une petite fusée annonciatrice explose, on se rend compte que la dune est noire de monde. Les feux d’artifices sont modestes, mais vus depuis la dune a Jericoacoara avec un public tout acquis, ils font leur effet.

(hé oui on voit rien mais au moins on entend que c’est le barouf total!)

Le décompte est entonné. Ça y est 2008 !, tout le monde s’embrasse

Je m’attendais ensuite à une grande fête sur la plage, mais il semble que les bars du coin aient muselé l’affaire. On entre donc dans une boîte sympa en plein air pour terminer la nuit.

On prolonge notre résidence à Jéri les trois premiers jours de 2008. Les touristes repartent petit à petit, la plage se vide et le village retrouve son calme. Les barraquas de la plage ont moins de clients le soir et haranguent les groupes restants.

On programme un tour de jeep (ou ils appellent ça les jardinières en fait) vers lagoa, un lac dans les dunes à 1h du village. C’est joli oui, pas grand chose à faire à part se prélasser dans les hamacs plantés dans l’eau.

Le soir venu, on monte de nouveau à la dune.

Encore des nuages à l’horizon. En 5 soirs on n’aura pas réussi à voir un seul coucher de soleil. Mais il me semble finalement que ce soit normal. Ma théorie : sur cette pointe face à l’océan, on regarde vers l’ouest, qui est globalement vers l’intérieur des terres, plus précisément en direction de Manaus. Or lorsque je partais de Manaus, il commençait à pleuvoir toutes les fins d’après-midi, la saison des pluies arrivait. Il me paraît donc logique qu’il y ait des nuages à l’horizon ! maintenant en poussant la théorie, avec la courbure de la terre, l’horizon n’atteint peut-être pas Manaus, m’enfin…

Un dernier dîner ensemble et ce soir le groupe se dissout. Certains retournent à la maison, d’autres continuent la route, dans des directions différentes.

Plus de photos…
NATAL ET LES DUNES DE GENIPABU
lauberge de jeunesse

l'auberge de jeunesse

Il me faut la journée en plusieurs étapes de bus pour rejoindre Natal depuis Canoa Quebrada. J’arrive de nuit. Pour une fois, je vais à l’auberge de jeunesse située à Punta Negra, le secteur chic et touristique de Natal. L’auberge vaut le détour à elle seule : un château de briques construit sur le style médiéval, intéressant !

Je vais manger un bout. Le quartier est plein de jolis restaurants, mais pas un n’est bon marché … Je prends un plat dans une enseigne locale à l’écart. Je discute avec deux Brésiliens qui me proposent de me rendre à un bar où ils travaillent à côté de l’auberge, soirée forro, musique typique du nordeste.

le diseur de bonne aventure

le diseur de bonne aventure

En remontant vers l’hôtel je croise un diseur de sort. Il m’interpelle, on discute, je l’interroge un peu sur tous ses artefacts. Il raconte quelques bobards, un charlatan c’est évident. Je suis malgré tout curieux de le voir à l’œuvre. Son prix est abusif, je lui demande un tarif “étudiant ” qu’il accepte finalement. Il jette les Buzios, des coquillages utilisés dans les rituels d’origine africaine pour lire l’avenir. Il me répond assez énigmatiquement, mais au moins c’est positif. C’est un bon charlatan.

[j'ai trouvé un exemple de lancé de buzios sur le net, si vous voulez votre prévision pour 2004... cliquer sur "jogar" et... apprenez à parler portugais rsrsrs]

Je fais une petite sieste à l’auberge… mais ne me réveille qu’à 1h30 ! Bon je vais faire un tour au bar dont m’ont parlé les deux tout à l’heure, c’est juste à côté. On dirait que c’est aussi l’endroit le plus animé du coin ! Je vois dans la salle principale sur fond de musique électronique le gars et la fille que j’avais rencontrés danser sur le bar. Autre ambiance à côté, une salle où on danse le forro. Trois filles en bord de piste. J’invite l’une d’elles à danser. La musique est très forte. Elles me font signe de les suivre dans le patio. Après une discussion banale, la plus âgée me demande laquelle je préfère des trois et si je veux en voir une après la soirée. Je l’avais pas vue venir ! Elles n’avaient vraiment pas l’air professionnel. A se demander si elles ne viennent pas se faire un peu d’argent de poche le week-end. Après un moment d’observation, tout l’endroit me semble finalement louche. Je pars.

Le petit déjeuner à l’auberge est copieux. Je discute avec un groupe, un Anglais, un couple de Hollandais, une Espagnole et des Brésiliens, une “2ème bande ” avec qui je ferai bout de chemin. On passe la journée sur la plage. Je loue une planche de surf, les vagues sont pas très grandes, je peux me faire plaisir.


Punta Negra - Natal

Punta Negra - Natal

Soirée chorinho dans le centre de Natal

Maria vient me chercher à l’auberge de jeunesse. On va passer la soirée dans le centre de Natal. Une autre Française dans la voiture. On discute en route. Elle est déjà là depuis plusieurs années mais elle s’ennuie, elle aimerait bien rentrer en France. La qualité de vie doit être bonne à Natal, mais c’est sûrement pas le genre d’endroit où les choses se passent en effet, où on peut construire l’avenir. Intéressant. Quand on a un job, quel est l’intérêt d’être là où ça ce passe finalement. Est-ce que moi je pourrai rester tranquille dans un endroit comme ça ? On dîne sur une place animée. Je dévore un “big ben”, le plus gros hamburger de ma vie (important de le noter non ?).

sans commentaire

sans commentaire

On se dirige ensuite vers le chorinho, enfin on cherche l’endroit où il doit avoir lieu ce soir. Une camionnette passe à côté de nous. Vous cherchez le chorinho ? montez ! on grimpe à bord et la camionnette s’arrête à quelques rues de là, à côté du marché. Des gens attablés chantent et boivent de la bière alors qu’un groupe de musique joue de la samba. Le chorinho. L’endroit est simple est populaire. Par contre, mieux vaut se retenir, on ne peut pas caguer dans les toilettes !

le portrait

le "portrait"

On s’installe à une table. Notre voisin entame la discussion. Puis il prend un carton et dessine la jolie Française. C’est un portraitiste, il se débrouille bien. Après quelques bières vient également mon tour. Il a plus l’air super lucide, je vais ressortir en Gaston… Quoique, plutôt ressemblant au bout du compte, mais j’ai l’air triste sur son dessin ! Il a écrit un joli texte à côté de l’image: “Je sais seulement qu’en mon âme au-delà de l’apparence se révèlent les fondations insondables de mon art… ” (j’ai pas vraiment compris, ça ressemble à des paroles de Tranxen 200 et vice et versa !)

(oui j’ai aussi un pris un peu de bière)

Dunes de Genipabu

Je prends place dans la jeep avec un couple de Cariocas. Le conducteur est plutôt âgé. Sur la route vers le parc, il se laisse doubler par toutes les jeeps. Pour l’emoçao, c’est mal barré, il a l’air pépère. Au moins il doit être expérimenté, ce qui est une bonne chose considérant les risques d’accidents. D’après Maria, la brésilienne que j’ai vue la veille, des jeeps se sont déjà retournées, mais bien sûr tout cela a été étouffé.

Genipabu

Genipabu

Arrivés dans le parc naturel, pas des montagnes russes mais de belles et grandes dunes, notre chauffeur commence à faire chauffer le moteur. Elle en a dans le ventre et notre vieux chauffeur attaque ! on se met debout à l’arrière de la jeep. Je reconnais qu’à quelques reprises je lutte pour ne pas tomber ! ça remue ! on ne peut s’empêcher de hurler dans les descentes à pic et les inclinaisons incroyables de la jeep.


jeep à Genipabu

jeep à Genipabu

On s’arrête de temps à autre pour admirer le décor, avec Natal et le grand pont au loin.


Dunes de Genipabu

Dunes de Genipabu

Fin du tour en haut de la dune qui fait face à l’océan. Des dromadaires, on dirait qu’ils ne sont pas du coin. Du sandboard aussi mais la pente est bien faible par rapport à Jericoacoara. Le gars marchande avec moi, je refuse, lui dis que c’est trop plat. Il me propose alors de faire une descente gratuite si je ne tombe pas. Une chute et je raque. Deal ! je m’élance, en effet ça n’avance pas bien, je passe près de la chute, mais non, je ne payerai pas !

au sommet des dunes

au sommet des dunes

Retour sur Natal, le tour de jeep a tenu ses promesses, “Com emoçao” !!! adrénaline assurée !


dd
le parc des dunes

Je finis le séjour à Natal comme il se doit avec une bonne soirée forro en compagnie de potes de l’auberge : un groupe en live, une salle populaire et bien remplie. Je me rapproche des ventilateurs qui tournent à bloc pour faire sécher ma chemise de temps en temps.

Plus de photos…

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