Ilhabela est la plus grande ile du littoral Bresilien. Son origine volcanique lui confère un relief accidenté avec des pics élevés et des falaises tombant dans l’océan.
Seule la cote Ouest est carossable. La cote Est faisant face a l’océan n’est accessible qu’en jeep, en bateau ou par 30 km de marche éreintante. Les plages isolées et les cascades (cachoeiras – l’ile en compte plus de 300!) constituent les attractions majeures d’Ilhabela.
la carte présente les sites touristiques principaux d’Ilhabela, cachoeiras et praias, mais également tous les navires qui ont sombré à l’approche de l’archipel, dont le transatlantique “Príncipe das Astúrias” qui a coulé en 1916 en emportant la vie de 477 passagers. La légende attribue cela à des dérèglements magnétiques mystérieux, il semble plus raisonnablement que les phares n’aient été construits qu’à posteriori… Toujours est-il qu’Ilhabela en a hérité du surnom de triangle des bermudes de l’Amérique du Sud.
Je suis parti tôt le matin du 10 novembre 2007 de Sao Paulo en bus. Le trajet a duré 4h. J’ai deux compagnons de voyage, une Paulistana venue pour la journée et un adepte de pêche sous-marine. L’île est accessible depuis Sao Sebastian sur la côte, par un ferry gratuit pour les piétons. Le guide recommande de loger à Sao Sebastian où l’hébergement est plus accessible. Le bus nous dépose au quai d’embarquement du ferry, qui nous attend. On part pour l’île.
On réussit à trouver une auberge de jeunesse quasi neuve à Péréqué sur la cote Est . Le passage en bus le long de cote est agréable. Les activités principales de l’île sont le tourisme et la pêche. De multiples pousadas de luxe à l’architecture parfois invraisemblable peuplent la côte.
Le soleil est fort, l’après-midi chaude. Un petit bain serait le bienvenu. Eau douce ou eau de mer? On décide de partir vers le Sud de l’île à la découverte des fameuses cachoeiras.
Le chemin menant à la cachoeira dos Tres Tombos traverse la Mata Atlantica qui recouvre l’archipel. Ce type de forêt sub-tropicale est ici presque entièrement préservé et concourt à la beauté sauvage d’Ilhabela.
Les cascades, c’est sympa : c’est joli, on peut s’y doucher (sur la 2ème photo, un autre type d’attraction de l’île…), voire se faire masser (c’est moi sur la 3ème photo) ou mieux y glisser tourbillonner plonger lorsqu’elles sont en tobogan. Les Tres Tombos sont des petites cascades en chutes. L’eau est fraîche, le bain est régénérant.
On est au beau milieu de l’après-midi et pas encore rassasiés de cachoeiras. On se dirige plus au Sud vers la cachoeira da Lage. La marche est plus longue, le chemin monte
Le chemin du retour nous semble interminable et le soleil commence à décliner. Je suis en chinelas (tongs) et le sol et glissant, ben oui c’est pas l’idéal. On arrive enfin à la fin de la trilha et au début de la civilisation. On s’attable à un petit restaurant avec vue panoramique en attendant le bus. La cerveja beeeeem gelada descend toute seule en accompagnant le coucher de soleil.

DE L’EAU, ENCORE DE L’EAU
Le lendemain, une forte pluie nous tire du sommeil. J’hésite. Cette maudite pluie ne cesse de contrecarer mes projets. La voyageuse paulista décide de rentrer à la ville. Je consulte le site météo. Il prévoit encore de la pluie demain. Mais les prévisions ici ne sont vraiment pas fiables, elles auront changé dans deux heures. Autant jeter un coup d’oeil au ciel. Joao, le proprio de l’auberge, m’indique au contraire qu’il devrait faire beau demain. Une Française de New-York qui est aussi à l’auberge, Sonia, était venue sur l’île depuis Rio juste pour aller à la praia de Bonete, sur la côte sud. Elle hésite également, mais croit Joao. Il me montre alors un film qu’il a fait sur Bonete et sur la pousada tenue par le même goupe de personnes. Je suis convaincu, allons-y demain!
En attendant, si on allait visiter une autre cachoeira. Le temps semble s’améliorer, l’air est doux, je ne serai pas contre un petit bain.Vamos na cachoeira! On opte cette fois pour la cachoeira da Toca, accessible à pied depuis l’auberge. Le site est payant mais il est entretenu. Enfin à vrai dire les conditions de sécurité sont plutôt relax, surtout quand on voit le bouillon des cascades aujourd’hui après une matinée de forte pluie.
A peine arrivés sur le site, un nuage de burrachudos nous acoste. Ces petits moucherons suce-sang sont omniprésents sur l’île, insupportables et apparemment très friands de sang de gringo frances. Je m’enduis de repelent pour limiter les piqûres (ben oui je suis tout blanc mais ça va venir)

Le site présente une “ducha” et deux tobogans. J’adore!

Le flot à la chute est impressionnant, mais au bord je réussis à passer derrière le rideau de la douche, yalaaaaa. Le dernier tobogan est le plus grand et le plus rapide. Une petite famille est avec nous. Le Tio (oncle) est téméraire, on se lance des défis. Et c’est le gringo qui remporte le lot! je pars de tout en haut. C’était super fun!
PRAIA DE BONETE
Le soleil est en effet là dès le matin. On a fait le bon choix. On reprend le bus jusqu’à l’extrémité sud de l’île. On a 15 bornes de chemin raide et boueux à faire avant de mériter Bonete. Le chemin est encore carossable au départ, je tends le pouce à la 1ère voiture qui nous dépasse. Le jeune couple nous prend, chance! déjà 3 km de moins.
On entreprend ensuite la longue marche. Le chemin traverse 3 cachoeiras avant Bonete, autant d’opportunités de se rafraîchir. Je m’attarde un peu plus dans l’une d’elle. Sonia me devance. Je la rattrape en courant. Ma course est abruptement stoppée par un bruit reptilien effrayant. J’étais à deux chaussures d’écraser un gros serpent! Je m’arrête et me remets de mes émotions. Il fait bien 2 mètres, est jaune et noir. Rien de bon! Mais il a l’air tranquille. Je le suis un peu dans la forêt pour le prendre en photo.
non ce n’est pas une liane
J’apprendrai que je n’aurais pas été à deux chaussures de la mort cette fois là. Ce gros serpent débonnaire est en fait un mangeur de petits serpents vénéneux.
ça vaut bien une photo de moi!
Une baie flanquée de falaises avec une plage magnifique de sable blanc qui paraît douce et lisse. Et elle l’est pour des pieds nus, molestés par 4 h de marche!
En parcourant la plage on découvre les infrastructures de la communauté. Un stade de foot (l’essentiel!). Une église tout de même, et quelques maisons éparpillées dont une magnifique pousada.

La pousada est une maison écologique, avec plancher de bois, hamacs, transats, couvertures de palmes, mais avec de l’eau filtrée et une douche chaude s’il vous plaît!
Après un bain de mer, une sieste bien méritée dans un hamac. Nous allons ensuite dans un des deux restaurants du village, une bonne couche d’anti-burrachudos sur la peau. Mais me dis pas que c’est pas vrai! un Mac! mais un Mc Bonet’s hehe. Un homme halé et ridé nous sert un plat copieux de poisson frit, de riz, de feijao (les haricots rouges, inévitables au Brésil) et de salades. Délicieux, merci le mac!
Au retour à la pousada, je me glisse sous la moustiquaire et feuillette le guide à la lueur de la bougie (pas d’électricité). Je m’endors rapidement bercé par les vagues.
Nous restons un jour de plus. Ce coin paisible est tellement loin de la suractivité paulistana, c’est reposant. Les mouvements des pêcheurs au matin et quelques parties de foot sur la plage sont les seules activités de la communauté.
Pour le retour, nous n’avons pas le courage de reprendre la randonnée en sens inverse. Nous rentrons en bateau. La côte est belle et sauvage. La houle soulève parfois la barque et l’écume. Après 2 heures sur la mer, nous voilà de nouveau sur le continent.
Ilhabela – novembre 2007
http://picasaweb.google.fr/thomisk/20071118Ilhabela
Amigo seu blog está ficando liiiiindo!!!
Claro que está faltando o Cearazão, que com certeza vc pode fazer lindas fotos, estou esperando anciosa a postagem delas!!!!
Um grande abraço,Raquel
Par Raquel Barreira le janvier 17, 2008
à 12:28
j’ai aime ton reportage . gerard
Par lesage geraard henri le juillet 19, 2009
à 1:28